Géographie :

Commune de l'aire urbaine de Toulouse située dans son pôle urbain à 24 km au nord-ouest de Toulouse en Pays Tolosan, à la limite Nord de la forêt de Bouconne et dans le bassin versant de la Save. Daux est située à 10 minutes des usines Airbus (Lagardère) et du site du parc des expositions et Centre de conventions de Toulouse Métropole.

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Portrait statistique communal :

Issu des données du recencement de 2017, ce document dresse le profil denotre commune.

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Histoire :

Préhistoire
Les traces de la présence des hommes à Daux sont nombreuses depuis le Paléolithique inférieur. De nombreux outils ont été abandonnés sur les terrasses de Garonne par les chasseurs-cueilleurs qui peuplaient le territoire.

Antiquité
À l'époque romaine, Daux est une villa de bonne dimension ; de nombreux sites rappellent également l'occupation des Gallo-romains, notamment Mayras et Fourclens (Merville) mais les découvertes fortuites témoignent d'un réseau de villas relativement dense sur la commune. La voie romaine de Toulouse à Lectoure traversait le territoire. La forêt très étendue a progressivement régressé sous la hache des défricheurs.

Moyen Âge
Au Moyen Âge, la première trace écrite de la présence d'une communauté humaine qui faisait partie de la seigneurie de Terride, date de 1046. En 1187, Gautier de Terride fait don à l'abbé Guilhem de terres à Daux, ainsi que d'une famille de travailleurs, ce qui donne à penser que la population était au moins en partie, en état de servage. La présence des cisterciens de Grandselve et des Prémontrés de La Capelle est importante au XIIe siècle mais progressivement les Comtes de L'Isle Jourdain vont devenir les seuls seigneurs de Daux. Afin d'attirer de nouvelles populations le seigneur de Daux, Jourdain de l'Isle octroie en 1253 des franchises aux habitants qui voudront s'installer dans le castrum de Daux (droits divers, terrain pour bâtir leur maison, droit de vivier, jardin, etc.)
Daux est en Gascogne dont la limite est à la Croix d'Alliez (Mondonville) bien qu'étant du diocèse de Toulouse. En 1405, le comté de l'Isle passa aux mains du comte de Clermont, puis en 1420 à Jean IV d'Armagnac; celui-ci fut dépossédé par Louis XI en 1475, pour rébellion, et les rois de France recueillirent la suzeraineté de Daux.

Époque moderne
En 1554, Henri II confirma les coutumes et privilèges de Saint Salvy, qui deviendra par la suie le Saint Patron de Daux, et octroya des armes parlantes à la cité : « D'azur aux trois tours crénelées posées 2 et 1, au chef également d'azur aux 3 fleurs de lys d'or ».
En 1579, la seigneurie de Daux fut échangée par le roi au profit de Guy Dufaur de Pibrac, compagnon d'Henri III et d'Henri IV et auteur des « Quatrains ». Nouveau changement au XVIIe siècle : la seigneurie reste partagée entre les Bénédictins de la Daurade, qui possédaient le château plus tard appelé de Lalo et les de Turle, résidant au château de Peyrolade. Le dernier seigneur de Daux fut le chevalier Jean Guy Marie de Lalo, né en 1743 et conseiller au Parlement de Toulouse. De santé fragile, il survécut à la Révolution et mourut à Daux en 1817. Daux était une ville murée, protégée par une ceinture de fossés profonds que bordaient des murailles construites en pisé. Trois portes, flanquées de tours, complétaient cet ensemble qu'on appelait « le Fort de la Ville ». Tous ces ouvrages disparurent au XIXe siècle; de même les couverts qui prolongeaient certaines maisons ont disparu.
L'église ancienne de Daux a été reconstruite par les habitants à partir de 1853 sous l'impulsion de l'abbé Dastarac. Seul le clocher aux soubassements sans doute romans et probablement élevé au XVIe siècle dans le plus pur style toulousain a été conservé.

Révolution française
L'administration de la ville était confiée avant la Révolution à 4 consuls, choisis par le seigneur sur une liste de 8 candidats. Huit conseillers, s'ajoutant aux consuls, formaient le « conseil général de la communauté » dont les séances étaient publiques. En 1693 fut institué, par édit royal, un maire perpétuel, charge payante, qui progressivement met fin au rôle des consuls. Le premier maire fut Nicolas de Rabaudy, écuyer, qui prit possession de sa charge le 15 août 1693. Pendant la Révolution, Daux fut incorporé au canton de Lévignac, supprimé sous le Directoire. Daux est alors rattachée au canton de Grenade-sur-Garonne. Le Conseil général de la commune, instauré en 1790, est l'ancêtre du conseil municipal actuel. La Révolution française est une époque de forte transformation de la société. L'église de Daux eut un premier patron, saint Salvy évêque d'Albi, puis saint Barthélémy, s'orne d'un clocher monumental du XVIe siècle de style gothique toulousain, heureusement restauré en 1936 sous l'action de Lucien Babonneau. Les châteaux de Peyrolade, de Fabari, de Lalo et d'Ambruscq témoignent de la richesse de leurs propriétaires. La chapelle Saint-Roch a été démolie sous la Révolution.

Époque contemporaine
Daux croît régulièrement dans un développement maîtrisé et sa démographie dépasse les 2300 habitants depuis 2017. Les projections à 20 ans dans le cadre du SCOT prévoient une croissance démographique et économique significative. Son environnement privilégié entre bois, paysage agricole, cours d'eau et patrimoine architectural lui confère un caractère rural qui attire un grand nombre de citadins à la recherche d'une meilleure qualité de vie.

Culture locale et patrimoine :

Lieux et monuments

  • Église Saint-Barthélémy
    L’Église est composée de deux parties distinctes : le clocher, classé monument historique du XIVe siècle, et la nef du XIXe siècle. Le clocher octogonal de type toulousain, présente trois étages avec des baies géminées en mitre. Il est surmonté d’une flèche de brique. Il s’agit d’un clocher défensif qui fut doté en 1682 de trois petits canons pour assurer la défense du village. Les canons étaient installés sur la galerie qui forme la base de l’édifice. Le clocher a fait l’objet d’une restauration en 1936 soutenue  par Lucien Babonneau, personnage illustre de Daux. La nef fut bâtie en 1853 sur les plans de l’architecte diocésain Delort à l’emplacement d’un ancien édifice. Le chantier fut conduit à l’initiative de l’abbé Dastarac et financé en grande partie par les Dauxéens. De style néo-gothique, l’église est construite avec les matériaux locaux traditionnels : brique foraine et galet.  La nef unique est coiffée d’une voûte sur croisée d’ogives. Le décor intérieur date du XIXe siècle. L’église possède un ensemble de vitraux de grandes dimensions.
  • Le château d'eau est un des plus hauts d'Europe (76m).
  • Châteaux de Peyrolade, de Lalo, d'Ambruscq, de Fabari.
  • Le Monument aux morts
    Philippe Humayou qui est dauxéen et ancien combattant, a mis en ligne un site internet très intéressant dédié aux soldats de Daux tués pendant le premier conflit mondial.
    A consulter !
    http://philippe.humayou.free.fr

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Le blason de Daux

Personnages illustres

  • Guillaume de Lalo (1743-1817) Parlementaire de Toulouse, membre de l’Académie des Jeux floraux, propriétaire du château de Peyrolade qu’il fit restaurer en 1788. Il est enterré dans le cimetière de Daux.
  • Abbé Pierre-Jean Dastarac (1812-1888) curé de Daux de 1843 à 1888, il fit reconstruire l’église Saint-Barthélemy de Daux.Il est enterré dans le cimetière de Daux. 
  • Lucien Babonneau, ingénieur et écrivain (1905-1970) né à Carmaux en 1905, il venait en vacances régulièrement dans la maison de famille de Daux. Ingénieur dans le domaine de l’hydroélectricité, il écrivit des ouvrages techniques relatifs à sa profession. Il écrivit et illustra un ouvrage Daux mon pays. Il y décrit le village de Daux, son économie, ses habitants et ses traditions. Lucien Babonneau contribua à la restauration du clocher de l’église de Daux en 1936. Il est enterré dans le cimetière de Daux.
  • Sain Salvy, Saint Patron de Daux.
Sources : Wikipedia
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Eglise Saint-Barthélémy

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La mairie

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Le château de Peyrolade

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Le Monument aux Morts

Le site des Archives Départementales de la Haute-Garonne met en ligne des archives très intéressantes pour notre commune :

  • Les anciens cadastres du XVIIème, du XVIIème et du XIXème siècle
  • La monographie écrite par Georges Condat en 1885
  • L'Etat civil depuis 1660

Le lien avec le site est le suivant www.archives.cg31.fr.

DIAPORAMA "La belle époque"

BOUCONNE : notre forêt, notre patrimoine...

La forêt de Bouconne est une composante importante de notre commune. D'une surface étendue (plus de 2700 hectares dont 160 sur la commune de Daux), elle représente au cours des âges l'endroit où l'on prend le bois pour construire sa maison ou pour se chauffer, le lieu où on va mener paître les troupeaux. La forêt est ensuite devenue royale, puis domaniale. Elle est gérée par l'Office National des Forêts (ONF).
Elle bénéficie d'un statut de protection depuis 2009. C'est aussi une ZNIEFF (Zones Naturelles d'Intérêt Écologique, Faunistique et Floristique) et elle abrite des espèces rares de plantes ou d'animaux. Bouconne est un lieu d'histoire avec la tour Chappe, vestige des premiers télégraphes et la stèle à la mémoire de François Verdier qui nous rappelle les heures de la résistance. La forêt est le patrimoine commun de 10 communes, plusieurs communautés de commune et deux départements. La création du GIP de la forêt de Bouconne permettrra de mettre en place la charte de la forêt signée en 2010.
Bouconne est le paradis des promeneurs, des chercheurs de champignons. Elle s'inscrit dans les trames vertes et bleues des territoires voisins. C'est un lieu de repeuplement du gos gibier de l'ensemble du secteur.
Le syndicat mixte de la forêt de Bouconne, préside aux destinées de deux structures importantes situées sur le territoire de la commune de Montaigut-sur-Save:

  • Le centre de loisirs assure la fonction CLSH pour de nombreuses communes riveraines telles Daux, Brax, Montaigut, Pibrac, Menville, Bretx, Saint-Paul-sur-Save aussi bien les mercredi que pendants les vacances
  • La base de loisirs offre à l'orée de la forêt un espace de jeux pour les petits et les grands, le départ de promenades à pied ou à vélo, un minigolf, des tennis, un terrain multisport et surtout une piscine d'été sous les frondaisons des chênes.

La communauté des communes des Hauts Tolosans ayant adhéré à la compétence base de loisirs, les dauxéens sur présentation de la carte de résident délivrée à la mairie de Daux benéficient de tarifs préférentiels. La commune de Daux pour sa part est adhérente directe au syndicat pour la compétence CLSH.
Bouconne, notre forêt semble éternelle mais demeure bien fragile. L'implication de tous les usagers, le soutien de toutes les collectivités malgré le contexte actuel permettront seuls le maintien durable de notre forêt et des équipements qu'elle abrite.
Pour plus d'informations: www.bouconne.fr

Ci-joint le fiche de la znieff.
Pour les sentiers de randonnées se reporter au site de l'office du tourisme de Save-et-Garonne et celui de Bouconne.

Bouconne vue du ciel
Bouconne tour télégraphe
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